Une petite centrale hydroélectrique (PCH) est une installation d’une puissance inférieure à 10MW. Elle transforme l’énergie hydraulique d’un cours d’eau en énergie électrique.
La puissance électrique d’une
PCH est déterminée par son débit d’eau et sa hauteur de chute.
En réalité on distingue la petite centrale d’une puissance comprise entre 2 et 10 MW, la mini-centrale d’une puissance comprise entre 500 kW et 2 MW, la micro-centrale d’une puissance comprise entre 20 kW et 500 kW et enfin la pico-centrale d’une puissance inférieure à 20 kW.
Une petite centrale hydroélectrique ne stocke pas l’eau comme les grandes centrales équipées d’un barrage hydraulique. Une PCE ne dispose pas de réservoir et turbine en permanence au fil de l’eau. L’énergie est autoconsommée ou injectée directement sur le réseau.
Une installation hydroélectrique se compose d’une turbine, une roue, et d’une génératrice, un générateur. Le principe consiste à transformer l’énergie d’une chute d’eau en énergie mécanique grâce à une turbine et ensuite en énergie électrique par l’intermédiaire du générateur. La turbine hydraulique est actionnée par la force de l’eau. L’énergie mécanique obtenue entraîne alors le générateur électrique. L’eau est ensuite évacuée vers l’aval.
Le type de turbine à utiliser dépend des caractéristiques du site : 
hauteur de chute disponible sur le site

débit et variabilité du débit

type de turbine
(turbine Kaplan ou de type hélice, turbine Francis ou roue à pale, turbine Banki-Mitchell ou à flux renversant, turbine Pelton, turbine Turgo, roue à aube d’un moulin).
Le générateur transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. Un générateur de courant a une partie fixe (
le stator) et une partie mobile (
le rotor). La turbine entraîne directement ou à l’aide du multiplicateur de vitesse le générateur de courant (générateur synchrone ou alternateur, générateur asynchrone, générateur à courant continu ou dynamo).
L’installation d’une centrale hydroélectrique doit respecter son environnement donc ne pas fragiliser l’écosystème en place. Une centrale est généralement équipée d’une passe à poisson, d’un système de filtration pour stopper les déchets flottants, et doit garantir un débit réservé minimal pour préserver la vie aquatique.
L’article L.214-18 du code de l’environnement impose « un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces présentes ». Ce débit, d’une manière générale, ne doit pas être inférieur au 1/10ème du débit annuel du cours d’eau.
Une
circulaire du ministère de l'écologie datée du 5 juillet 2011, publiée au Bulletin officiel du 10 août 2011 et relative à l'application de l'article L.214-18 du code de l'environnement sur les débits réservés à maintenir en cours d'eau, rappelle les principes généraux et les règles à respecter pour les ouvrages en cours d'eau.
L’investissement dans une centrale hydroélectrique est très élevé. Il varie très fortement en fonction de la puissance à installer, des aménagements à réaliser, des contraintes du site, du choix du matériel, du coût des études préalables.
Le génie civil peut représenter plus de 50 % du coût. Selon l’Agence internationale de l'Energie, AIE, le coût d’investissement serait compris dans une fourchette de
1 400 à 2 000 €/kW. Par contre les coûts d’entretien, de maintenance et de conduite des centrales sont généralement très réduits. Il est possible de trouver du très bon matériel d’occasion pour les turbines et les générateurs pour un installation à réhabiliter.
La production hydroélectrique bénéficie du
taux réduit de TVA à 5 ,5% au même titre que les autres énergies renouvelables pour un logement achevé depuis plus de 2 ans. Vous pouvez également obtenir
un crédit d’impôt développement durable pour l’achat d’un équipement de production de 45% (hors subventions et pose).
l’ADEME, Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie, les conseils régionaux et les conseils généraux sont susceptibles de proposer également des subventions.