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Techniques de la toiture végétale

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Il existe trois techniques de toiture végétale.






Le toit végétal intensif

D’une épaisseur supérieure 30cm, le toit végétal intensif nécessite une structure portante capable de supporter le poids du substrat (terre végétale) et des plantes qui peut atteindre 900kg/m². On peut y cultiver de nombreuses variétés de plantes comme dans un jardin. En contrepartie le toit végétal intensif demande un entretien régulier et un système d’irrigation. Cette technique est  encadrée par la norme NF P 84-204- (réf DTU 43.1). Elle ne peut être réalisée que sur support béton en pente inférieure à 5%.

Le toit végétal semi-intensif

D’une épaisseur ne dépassant pas 30cm et d’un poids compris entre 150 et 350kg/m², le toit végétal semi-intensif permet de réaliser un espace décoratif à partir d’un ensemble de plantes très variées (graminées, plantes vivaces, arbustes de faibles hauteurs) pour lesquelles un entretien et un arrosage réguliers sont indispensables. Elles peuvent être réalisées sur des toitures de pente inférieure ou égale à 20 %.

Le toit végétal extensif

D’une épaisseur inférieure à 10cm et d’un poids compris entre 60 et 160kg/m², le toit végétal extensif est adapté pour recouvrir un toit sans devoir renforcer sa structure. Il convient pour des grandes surfaces ou des toits pentus. Le choix des plantes pour ce type de toit (à base de sédum principalement) est plus restreint mais leur résistance demande peu d’entretien. Elles peuvent être réalisées sur support béton, acier et bois sur des pentes allant jusqu’à 20%.

Un toit végétal est constitué de cinq composantes principales


Une structure portante

Béton, acier ou bois, de nombreux supports sont capables d’accueillir une installation végétale. Mais suivant leur nature ils sont à même de supporter des charges bien différentes. Quel que soit l’élément porteur, en béton, en béton cellulaire, en tôle d'acier nervuré, en bois ou en panneaux dérivés du bois, les charges de calculs à prendre en compte sont de deux ordres :

toit végétalisé toiture végétale toit vert Les charges permanentes : qui comprennent le poids du complexe isolation-étanchéité, le poids du complexe de végétalisation à capacité maximale en eau et une charge de sécurité fixée à 15daN/m² (100 daN/m² pour le dimensionnement des seuls éléments porteurs à base de bois massif et panneaux dérivés pour tenir compte de leur fluage naturel, lorsque la pente est inférieure à 7% sur plan).
toit végétalisé toiture végétale toit vert Les charges d’exploitation : qui comprennent Les charges climatiques et les charges d’entretien.

Un toit végétal peut être plat ou incliné jusqu’à 20%. Il est toutefois recommandé de construire des terrasses avec une pente minimale de 1 à 3 %, pour diminuer l’épaisseur de la couche drainante et donc le poids de la structure. Le pourcentage des pentes admis est variable en fonction de l’élément porteur utilisé. Pour les supports en tôles d’acier nervurées, en bois et panneaux dérivés du bois la pente autorisée est supérieure à 3%. L’emploi du toit végétal intensif concerne uniquement les éléments porteurs en maçonnerie de pente maximale à 5%. Une pente supérieure à 3% n’est pas conseillée pour les revêtements d’étanchéité à base d’asphalte.

Une membrane d’étanchéité

Le complexe isolation-étancheité est fondamental pour la réussite et la longévité d’une toiture végétalisée.
Les revêtements d’étanchéité admis sont ceux autorisés pour une utilisation en terrasse jardin tel qu’indiqué dans leur document de référence (Document Technique d’Application, Avis Technique, Cahier des Clauses Techniques particulier visé par un contrôleur technique).
Quelle que soit la solution retenue ( membranes bitumineuses, synthétique, PVC, le revêtement d'étanchéité doit être résistant à la pénétration des racines (Norme NF EN13948) et cela pour toute la surface de la terrasse (parties courantes, zones stériles, relevés).
Les revêtements d'étanchéité sont posés soit en adhérence totale, soit en semi-indépendance, soit fixés mécaniquement conformément à leur document de référence et doivent résister à la dépression du vent.

Une couche de drainage et de filtration

La couche de drainage assure l’évacuation de l’eau en excès sur la toiture vers un drain ou vers des gouttières extérieures. Elle permet également d’éviter l’asphyxie des racines. Les matériaux utilisés pour le drainage (polystyrène, agrégats minéraux poreux,éléments synthétiques prémoulés) doivent entre autre avoir une perméabilité supérieure ou égale à 180mm/m et résister au gel.
Le couche filtrante intervient en complément de la couche de drainage pour retenir les fines particules du sol/substrat. Les matériaux utilisés (géotextiles) doivent être perméables, imputrescibles, posséder un grammage minimal de 100g/m² et retenir des particules de diamètre supérieur à 0.063mm. La couche filtrante ne constitue pas une barrière aux racines.

Un substrat de croissance

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Le substrat va permettre aux plantes de se développer, d’ancrer leurs racines et de retenir l’eau. Les matériaux utilisés sont généralement des mélanges de terre ou de compost végétal mélangé à des matières minérales (pouzzoulane, pierre ponce, matériau expansé, terre cuite concassée). Tout emploi de terre végétale est exclu. Les matériaux utilisés doivent avoir des caractéristiques de perméabilité, de rétention en eau, de porosité et une granulométrie permettant le bon fonctionnement et la stabilité de la structure.

Une couche végétale

La couche végétale réalisée par semis, plantation ou élément précultivé sera choisie en fonction du climat de la région, de l’exposition de la toiture, de la pente du toit et de l’épaisseur du substrat.
Dans le cas d’un toit végétal extensif, le tapis végétal associe des variétés de plantes spécialement adaptées pour se reproduire in situ et fonctionner comme un véritable éco-système. La végétation installée est généralement constituée de plantes succulentes (sedum) de plantes vivaces (œillets) de plantes bulbeuses (iris) et de graminés vivaces associées selon l’effet esthétique recherché.
Dans le cas d’un toit végétal semi-intensif, s’il est possible de choisir parmi une large palette végétale afin de privilégier les floraisons, les volumes, les couleurs ou encore les odeurs, il faut se souvenir qu’un entretien régulier sera indispensable.

Les informations techniques relatives aux toits végétaux extensifs et semi-intensifs sont détaillées dans un document édité par la CSFE, la Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité :  «Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des toitures et terrasses végétalisées ».
 
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