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Rencontre avec Michel Brochu, président de la CAPEB 44
Dirigeant de la menuiserie de l’Isac, installée à Nort sur Erdre, artisan menuisier conscient des enjeux du développement durable, Michel Brochu est Président de la CAPEB de Loire Atlantique depuis 2007.
La CAPEB
La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment a été créée en 1946. La CAPEB est une organisation patronale qui est présente sur l’ensemble du territoire à travers un réseau de 103 CAPEB départementales et 21 CAPEB régionales. " La CAPEB 44 compte 2500 adhérents de toutes les professions du bâtiment " explique Michel Brochu.
" Nos missions consistent à défendre nos adhérents, à représenter les artisans du Bâtiment face aux pouvoirs publics et à promouvoir nos métiers auprès du grand public ".
Défendre les droits des artisans sur tous les aspects de la vie de leur entreprise . Représenter les artisans auprès des pouvoirs publics et des instances décisionnelles. Aider les artisans à développer leurs activités en leur apportant de multiples services (service juridique, gestion salariale…). Autant d’actions qui sont évidentes de la part d’une organisation patronale.
Mais pour Michel Brochu " promouvoir des métiers et des professionnels sans agir par la formation cela ne sert pas à grand-chose. Aussi la CAPEB a voulu répondre aux enjeux soulevés par le Grenelle de l’Environnement, et à la question de la rénovation des dizaines de millions de logements qui sont à mettre aux normes en matière de consommation énergétique ".
Le Label ECO Artisan
C’est pourquoi La CAPEB a organisé au niveau des départements de nouvelles formations et a développé au niveau national un label, le label ECO Artisan.
Via l’ARTEFAB, l'association d'artisans fondée par les CAPEB Pays de la Loire de nombreuses formations sont organisées à destination des entreprises du bâtiment et des travaux publics.
" Ces formations sont ouvertes à tous les artisans, même s’ils ne sont pas adhérents à la CAPEB. Nos formations ont pour but d’aider les artisans à avoir une approche globale du bâtiment, à s’adapter aux nouveaux matériaux et à mieux travailler ensemble ".
Elles s’organisent sur trois modules. Le premier aborde la notion du bâtiment dans sa globalité en prenant en compte tous les corps d’état ; le deuxième apprend à élaborer une évaluation thermique ; le troisième est plus orienté sur des compétences techniques dans les domaines de l’étanchéité à l’air, le solaire, la ventilation, l’isolation intérieure et extérieure. Un examen sous forme de QCM valide la formation et l’obtention du label ECO Artisan.
" L’objectif est de donner les moyens et les compétences nécessaires aux artisans pour qu’ils soient en mesure de réaliser une évaluation thermique du bâtiment dans sa globalité et de proposer des solutions à mettre en œuvre " ajoute Michel Brochu. " Il y a 50 ans, l’artisan avait la connaissance de tout le bâtiment. L’évolution des techniques de l’habitat, la modernisation et la spécialisation des métiers, ont conduit à ce que chaque corps de métier intervienne séparément, avec les risques de rupture de cohérence dans le bâti que cela peut engendrer. Il faut rétablir un juste équilibre. C’est un véritable changement des mentalités. Des entreprises ne sont pas encore prêtes, mais la base est là pour travailler. Un pourcentage important d’artisans qui n’étaient jamais venus en formation, ont suivi celles du label Eco Artisan. On peut faire beaucoup mieux. Notre ambition est de continuer sur les bases du travail déjà accompli, en cohérence avec la perspective des nouvelles règles et normes en matière de consommation énergétique dans l’habitat, et en particulier la nouvelle règlementation thermique 2012 ".
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